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4 januari 2006
Il
faut jamais dire "jamais"!
Allez, je te raconte...
Bien décidée et me sentant
prête physiquement et moralement, j'attendais un jour de beau
temps pour aller grimper le ventoux. Le 1er janvier, après
un épais brouillard, enfin le soleil se lève,
alors je me suis dit: 'C'est le moment', c'était pas
prévu car il avait fait très froid toute la
semaine, alors j'ai mangé en vitesse un reste de spaghettis
pour le petit déjeuner et un croissant aux amandes :-).
Je suis partie à 11 h 1/2 de Bedoin. Mon cousin (cycliste
ventousiast) (photo 6)
prévenu, il partira une heure après moi, c'est
plus prudent que je ne sois pas seule!
Je savais aller au dessus des 7 virages (photo 1)
, et à partir de ce moment
là, (déjà une heure de
passée) je me suis dit: 'Maintenant je dois faire une heure
et demi de montée et ce que je viens de faire ne compte
pas', donc plus que 9 km, à pédaler à
petits braquets, une première pause pour avaler un speed
gel, après une heure et boire un peu me voilà
repartie. Et puis voilà la Maison forestière
Jamais (photo 2)
, on m'avait
dit, après ça c'est moins dur. Un bon morceau
déjà de passé!
Puis quelques km plus loin, sous le soleil dans les bois et la neige au
bord de route, je me disais que le paysage était magnifique;
tranquillement, je pédale à mon aise, et
bientôt, déjà le fameux virage,
épingle à droite (photo 3)
que je
savais que j'allais le faire à pied, petite encore un cap de
passé.
Après une montée dans les bois, je vois le sommet
enneigé, et je roule au soleil, fini les bois. Encore une
courte pause pour boire un peu, 'Allez Joelle, continue à
ton aise, tranquillement... Faut pas que je me fatigue à
rouler trop vite, il faut arriver au bout.'
Et puis je
roule longtemps, à un rythme régulier et je vois
déjà Perrache, c'est bon plus que 4 km, (c'est
comme si je faisais de Mormoiron à Flassan), donc
ça devrait aller. Là, je pense
déjà à mes potes Lex et Willy et
raconter que c'est gagné! Faut que j'y arrive, ils seraient
trop contents!
Je vois le panneau 'Chalet Reynard', je me dit c'est un
piège, c'est pas encore tout près, je le savais...
Et puis soudain, de plus en plus de verglas sur la route et
même de la neige fondue! (photo 4)
Plus moyen
de pédaler, c'est une vraie patinoire alors j'ai
continué à pied pendant un quart d'heure. Pfff!
Pas de chance, je vais devoir terminer à pied!! Mais tant
pis, je continue.
Et ensuite, ouf, la route de nouveau dégagée je
remonte sur mon vélo et j'attaque une petite côte,
un virage à gauche bientôt, qu'est ce que je vois?
Les premiers chalets en bois, là j'ai compris tout de suite,
je savais que j'y arriverai, c'était plus très
loin et j'avais encore des ressources, et puis la dernière
ligne droite, j'arrivai au chalet, le sourire jusqu'aux oreilles (photo 5).
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| photo 4 |
photo 5 |
photo 6 |
photo 7 |
Dommage pour
la neige plus loin, j'aurai bien continué.... un peu .
Je suis arrivée à 14 h, merci mon
vélo, ses petits braquets et ses roues de 650, j'ai pas
avancé très vite, mais je suis arrivée
"en très bonne forme".
Et voilà je sais maintenant que j'y retournerai... et qu'il
faut jamais dire "jamais"!
Joelle Bedoin
Location
Een
Nederlandse vertaling van dit verhaal vind je op de pagina MonVenTout.
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